La quartier

 

plan quartier brabant

Le quartier de la rue de Brabant est enclavé entre la Gare du Nord et la Chaussée de Haecht d’une part et le Jardin botanique et la place Stephenson d’autre part. Le quartier se caractérise par une forte densité de construction et donc par une forte densité de population.

Historiquement, le quartier a toujours été caractérisé par l’évolution constante de sa population (un phénomène qui est typique des quartiers de gares). Aujourd’hui encore, on y constate un taux de rotation très élevé qui fait que chaque année de 22 à 25 % de la population est remplacée.

La population est très jeune, avec un âge moyen de 32 ans, alors que pour la Région de Bruxelles Capitale, la moyenne est de 37,79 ans. Il y a plus d’hommes (jeunes) que de femmes et la proportion des personnes de plus de 65 ans est extrêmement faible et ne représente que 7,1% par rapport à 13,9% pour la Région. La proportion de gens d’origine allochtone est très élevée, du fait de la proximité de l’Office des Etrangers (ODE) les sans-papiers sont aussi surreprésentés.

L’activité économique se limite presque exclusivement à la présence de magasins (rue de Brabant) et du secteur Horeca (chaussée de Haecht). Il y a aussi la prostitution que nous ne rangerons pas dans les activités économiques normales. Sans parler de l’impact de la prostitution sur le quartier avec toutes les conséquences que cela comporte en matière de traite des êtres humains, de proxénétisme, de délits avec violence directement liés à celle-ci. Indirectement, cela entraîne des problèmes de propreté (des hommes qui urinent en rue, des dépôts de déchets sauvages), de mobilité (les clients des prostituées qui passent en voiture et se garent) et de pratiques illégales comme la vente et le trafic de produits de contrefaçon, du racket et même le commerce d’armes.

La pauvreté dans ce quartier est importante et s’explique par une série de facteurs. Un taux d’emploi faible avec une surreprésentation d’emplois faiblement rémunérés et précaires (nettoyage et Horeca), un grand nombre de « minimexés » (en partie à cause de l’immigration de gens qui n’ont pas pu se constituer de droits sociaux), un grand nombre de sans-papiers et la présence d’une économie grise et noire. De ce fait, le revenu moyen est très faible et tourne autour de 15.585 Euros seulement par an par ménage (contre 24.339 Euros pour la Région de Bruxelles-Capitale) .

La proportion de seniors est relativement faible mais si des facilités d’accueil pour les enfants (écoles et plaines de jeux) ont été créées, pratiquement rien n’a été prévu pour les seniors.